En bref
- Le prix de catalogue est le tarif qu'un vendeur affiche. Un vendeur peut afficher 300 € pendant deux ans sans jamais vendre, et son prix entrera dans toutes les médianes du marché.
Le prix de catalogue est le tarif qu’un vendeur affiche pour un emplacement sur son site. C’est la donnée la plus facile à collecter du marché, et la plus mal interprétée.
Ce que le terme désigne
Un prix demandé. Rien de plus. Il s’affiche sur une place de marché ou dans une grille tarifaire, il est renseigné par le vendeur, et personne ne vérifie qu’une transaction ait jamais eu lieu à ce prix.
C’est la distinction structurante de tout ce site : un prix de catalogue mesure ce que les vendeurs demandent, un relevé de terrain mesure ce qu’ils encaissent. Les deux grandeurs sont différentes, et la seconde est toujours inférieure ou égale à la première.
Comment il se lit
Comme une position de négociation collective, pas comme un chiffre d’affaires.
Notre relevé d’août 2026 porte sur les quinze sites les mieux classés de chaque thématique, et donne des prix médians de 45 € à 250 € : un écart de plus de cinq fois. Le tableau complet des vingt-huit thématiques est dans le dossier sur les niches qui se vendent.
Trois biais à garder en tête.
C’est un haut de classement, pas un échantillon représentatif. Sur les trois thématiques où nous avons pu comparer, la médiane du haut de classement dépasse celle du catalogue complet, parfois du double.
C’est déclaratif. Un vendeur peut afficher un prix élevé pendant deux ans sans jamais vendre, et son prix entre pourtant dans toutes les médianes publiées.
C’est daté. Un prix de lien vieillit en quelques mois, et une thématique peut se retourner après une seule mise à jour d’algorithme.
Ce qu’il change quand on vend des liens
Il a deux usages légitimes et un usage dangereux.
Il situe une offre reçue. Si un acheteur vous propose 60 € dans une thématique dont la médiane du haut de classement est à 250 €, vous savez de combien vous êtes loin. C’est l’usage le plus rentable.
Il compare les thématiques entre elles. C’est pour cela que le relevé est fiable : les biais de collecte s’appliquent identiquement à toutes les lignes, donc le classement des thématiques tient même si les niveaux sont surestimés.
Il ne prédit pas un revenu. C’est l’usage dangereux, et c’est le plus répandu. Multiplier un prix médian par un nombre d’articles donne un chiffre d’affaires imaginaire. Il faut le multiplier par un taux de monétisation, qui n’est pas corrélé au prix — 0,04 de corrélation de rang entre les deux. Le calcul honnête est décrit dans le dossier sur la rentabilité d’un site à liens.
Les termes voisins
Le prix encaissé, qui est ce que vous recevez réellement, après négociation et après la part prélevée par un éventuel intermédiaire.
Le taux de monétisation, qui donne la fréquence à laquelle un prix devient un revenu. Prix et fréquence forment le couple ; l’un sans l’autre ne dit rien.
La médiane, statistique employée pour résumer une série de prix de catalogue sans se laisser écraser par les valeurs aberrantes.
La confusion à éviter tient en une phrase, et c’est la thèse de l’étude de marché : un prix médian de catalogue n’est pas un revenu attendu, c’est une intention de prix.
Sources et méthode
- Relevé d'août 2026 sur une place de marché francophone : 28 thématiques, les quinze sites les mieux classés de chacune. Prix médians de 45 à 250 €.