En bref

  • L'ancre est le texte cliquable d'un lien. Une ancre exacte, reprenant mot pour mot le mot-clé visé par l'acheteur, se paie plus cher qu'une ancre naturelle.

L’ancre est le texte cliquable d’un lien : les mots sur lesquels le lecteur clique. C’est un détail typographique et l’un des points les plus discutés de toute négociation.

Ce que le terme désigne

Dans une phrase comme « le dossier sur le choix du domaine détaille ce calcul », l’ancre est le groupe de mots qui porte le lien. Elle a deux fonctions superposées.

Pour le lecteur, elle annonce où il va. Une ancre descriptive est une question de lisibilité élémentaire : « cliquez ici » n’annonce rien.

Pour le moteur, elle décrit la page de destination. C’est de là que vient toute la tension commerciale : l’acheteur veut que l’ancre contienne exactement le mot-clé sur lequel il souhaite se positionner.

On distingue habituellement quatre familles : l’ancre exacte, qui reprend le mot-clé mot pour mot ; l’ancre élargie, qui l’inclut dans une formulation plus longue ; l’ancre de marque, qui nomme le site cible ; et l’ancre neutre, qui décrit simplement l’action.

Comment elle s’observe

Elle se lit à l’œil nu sur n’importe quelle page. Ce qui s’observe surtout, c’est la répartition des ancres d’un site : un profil entrant composé à quatre-vingts pour cent d’ancres exactes identiques est manifestement construit, et cela se voit dans n’importe quel outil de métriques.

Côté vendeur, la même lecture se fait sur vos propres liens sortants. Trois articles sans rapport entre eux qui pointent tous vers le même site avec la même ancre exacte : la signature est nette, et c’est ce que remarque un acheteur prudent avant de vous choisir.

Ce qu’elle change quand on vend des liens

C’est la demande d’acheteur la plus fréquente, et l’une des rares qui justifie un supplément.

Une ancre exacte a plus de valeur pour l’acheteur qu’une ancre de marque, et elle vous coûte plus : elle rend la nature commerciale du lien plus visible, elle contraint la rédaction de votre phrase, et elle charge votre profil sortant d’un signal répétitif. Un supplément est donc légitime, et il se négocie.

Il existe aussi des ancres à refuser. Une ancre qui rend la phrase absurde, une ancre imposée dans le premier paragraphe, une ancre qui promet ce que le site cible ne fait pas : chacune abîme la page, et une page abîmée vaut moins pour la vente suivante.

Le principe pratique : c’est vous qui écrivez la phrase. L’acheteur propose une ancre, vous écrivez le texte qui l’accueille. Une phrase qui porte le lien naturellement protège l’article ; une ancre plaquée dans un paragraphe qui n’en avait pas besoin le dévalue. Cette règle vaut aussi pour vos liens internes, comme le rappelle le dossier sur le montage d’un site.

Enfin, l’ancre convenue fait partie de ce qui se met par écrit avant la publication, avec la durée et la page. Le dossier sur la facturation et la déclaration explique pourquoi une modification demandée six mois plus tard est une nouvelle prestation, pas un service après-vente.

Les termes voisins

Le lien sortant commercial, qui est l’objet vendu ; l’ancre n’en est qu’un attribut, mais celui qui se négocie le plus.

L’attribut du lien — suivi, non suivi, sponsorisé —, qui indique au moteur comment traiter le lien. C’est un autre sujet de négociation, indépendant de l’ancre.

Le profil de liens, dont la répartition des ancres est l’une des dimensions les plus révélatrices.

La confusion à éviter : croire que l’ancre est un détail de rédaction. Pour l’acheteur, c’est souvent l’essentiel de ce qu’il achète.

Sources et méthode

  • Usage constaté lors des échanges commerciaux ordinaires du marché francophone de la vente de liens, décrit de façon agrégée. Aucun barème n'a été mesuré.