En bref
- Les frais « de 20 % à 50 % du prix payé hors rédaction » sont ceux que paie l'annonceur, pas un prélèvement sur l'éditeur : c'est l'intitulé même de la question dans la FAQ.
- À partir du 12 octobre 2026, l'éditeur paie 5 % à la vente puis 15 % au retrait : 100 € deviennent 95 € crédités puis 80,75 € versés, selon l'exemple publié par l'opérateur. Les commandes antérieures restent aux anciennes conditions.
- La plateforme exploite ses propres sites et l'écrit : « Sur le catalogue public, nous privilégions la visibilité de nos propres sites. »
- Le gain devient disponible 30 jours après le postage de l'article, et une demande de paiement porte sur 100 € au minimum.
- Auto-facturation depuis le 1er avril 2025, mais un SIRET est exigé avant toute demande de paiement.
- La FAQ éditeur, inaccessible lors d'un contrôle du 29 août 2026, répond de nouveau au 4 octobre 2026 et porte le nouveau barème.
Linksgarden publie deux grilles de frais, et la première version de ce relevé les avait confondues. Les frais « de 20 % à 50 % du prix payé hors rédaction » répondent, dans la FAQ éditeur, à la question « Que faites-vous avec les frais que l’annonceur paye lorsqu’il achète un lien ? » : ils s’ajoutent au prix côté acheteur et ne sont pas retenus sur le gain du vendeur.
Le prélèvement sur l’éditeur, lui, est publié depuis l’automne 2026, et il change à une date précise. Ce relevé, repris le 4 octobre 2026, décrit le barème qui s’applique à partir du 12 octobre, puis le reste du dispositif.
Ce que l’éditeur paie à partir du 12 octobre 2026
La FAQ éditeur l’annonce en tête de page : « Les commandes passées dès cette date sur Linksgarden comme sur Linksclub seront soumises à 5 % de commission à la vente, puis à 15 % de frais lors du retrait du nouveau solde. » Les commandes antérieures restent aux conditions de l’ancien solde.
L’opérateur donne lui-même l’exemple chiffré, sans rédaction facturée par l’éditeur :
| Étape | Montant |
|---|---|
| Prix de vente conseillé | 100 € |
| Commission de vente (5 %) | − 5 € |
| Gain crédité au solde | 95 € |
| Frais de retrait (15 % de 95 €) | − 14,25 € |
| Montant versé | 80,75 € |
Le prélèvement cumulé atteint donc environ 19,25 % du prix conseillé, à condition de retirer son solde : c’est le retrait qui coûte, pas la vente. Le gain devient disponible trente jours après le postage de l’article, et une demande de paiement porte sur 100 € au minimum.
Les 20 à 50 % : ce que paie l’annonceur
Côté acheteur, la fourchette reste sans règle publiée : rien n’indique ce qui place une commande à 20 % plutôt qu’à 50 %. Pour le vendeur, l’effet est indirect mais réel. À gain égal, son site coûte donc à l’annonceur nettement plus que le montant saisi, ce qui pèse sur sa compétitivité au catalogue sans toucher à ce qu’il encaisse.
L’opérateur détaille en revanche ce que ces frais couvrent : développement de la plateforme, frais Stripe et PayPal, salaires, mise en relation, relecture, suivi de campagne, garantie de maintien de deux ans, gestion des litiges, marketing, publicité et affiliation. La liste est longue et plausible. Elle n’explique pas pourquoi elle coûterait 20 % à un annonceur et 50 % à un autre.
Deux articles affiliés bien classés sur la requête « avis linksgarden » avancent un taux unique de 30 %. Ce chiffre n’apparaît sur aucune page de l’opérateur, et nous ne le reprenons pas.
Le conflit d’intérêt est écrit, pas déduit
Le second fait décisif tient en une phrase de la FAQ éditeur : « ATTENTION : Il n’y a pas de certitude quant à l’activation de votre site pour la vente sur notre plateforme publique pour les articles sponsorisés normaux. Sur le catalogue public, nous privilégions la visibilité de nos propres sites. »
Linksgarden n’est donc pas seulement un intermédiaire : elle exploite son propre réseau de sites, en concurrence de ceux qu’elle recrute, et elle arbitre la vitrine en sa faveur. La FAQ annonceur le confirme depuis l’autre côté : « certains sites du réseau privé […] sont directement opérés par Linksgarden, et identifiés par un éclair jaune dans le catalogue ».
Le critère d’admission publié va dans le même sens et prend alors tout son sens : « nous privilégions pour le moment les sites que nous ne proposons pas actuellement sur notre plateforme et dont la demande est présente ». Ce qui est recherché n’est pas un bon site, c’est un trou dans l’inventaire interne. Un éditeur dont la thématique est déjà couverte par le réseau propre n’apporte rien à la plateforme, et le délai de mise en vente le reflète : « entre 24 h et plusieurs mois », sans garantie d’activation.
Il faut nommer les choses sans dramatiser : c’est un conflit d’intérêt structurel, publié par l’opérateur lui-même, et il place l’éditeur tiers dans la position d’un stock d’appoint. La question à se poser avant d’inscrire un site n’est donc pas « suis-je assez bon », mais « ma thématique manque-t-elle à leur réseau » — une variante particulière de la saturation d’un catalogue, où le concurrent qui sature est l’arbitre.
L'accueil, sans porte d'entrée vendeur
Source : https://www.linksgarden.com/, consultée le 29 août 2026. Les tarifs et conditions d'un opérateur changent sans préavis.
Une documentation vendeur qui tient dans une FAQ
Un point de méthode. Lors d’un contrôle en navigateur du 29 août 2026, l’URL linksgarden.com/faq-editeur/ renvoyait vers l’accueil ; elle répond de nouveau au 4 octobre 2026, et c’est elle qui porte le barème du 12 octobre. La navigation principale du site, elle, ne comporte toujours pas d’entrée « éditeur ».
Ce point compte parce que les conditions générales publiques ne régissent que la relation avec l’annonceur — « le Client », « le Prestataire ». Aucune clause éditeur n’y figure. Toute la doctrine vendeur tient dans une FAQ, sans valeur contractuelle affichée : c’est elle qu’il faut relire avant chaque mise en vente, et c’est sa date qu’il faut noter.
Fixer un prix, entrer au catalogue, tenir le lien
Deux régimes de prix, selon ce que vous vendez
La fixation du prix n’obéit pas à une règle unique : elle dépend du produit.
Pour un article sponsorisé neuf, un lien sans contenu ou un lien en page d’accueil, c’est le vendeur qui décide : « Vous fixez vous-même le gain que vous désirez pour chaque lien vendu sans contenu. » Le montant saisi est un gain, pas un prix de catalogue : l’acheteur voit autre chose, majoré des frais annonceur de 20 à 50 %, et le vendeur paie sa propre commission sur ce montant.
Pour une page déjà positionnée, non : « notre algorithme calculera un prix selon la position de votre page, la difficulté du mot clé, etc. Vous pouvez néanmoins fixer un prix minimum de vente. » Le vendeur ne pose qu’un plancher. La formule n’est pas publiée.
À cela s’ajoute un conseil tarifaire donné par la plateforme elle-même, et il tire vers le bas : « Nous vous conseillons de mettre le prix le plus bas possible pour être certain de vendre. Vous aurez plus de chances de vendre à 30 € qu’à 70 €. » Suivi d’un plafond de marché indiqué sans détour : « Nous n’avons pas encore beaucoup d’annonceurs qui soient prêts à payer plus de 100-120 € (gains éditeurs). » Trente euros de gain, majorés des frais côté acheteur, situent assez précisément le segment sur lequel l’opérateur travaille.
Deux options complètent le tableau. L’anonymat : le domaine peut rester masqué en *******.tld, « mais vous ferez moins de ventes ». Et la rédaction par l’éditeur, présentée comme un levier — « cette option vous permet de maîtriser votre contenu et de maximiser vos gains » —, avec quatorze jours calendaires pour livrer. De combien elle les maximise n’est pas chiffré.
Entrer, publier, tenir
Le compte est unique et sert des deux côtés : on y achète et on y vend. La vérification de propriété propose trois méthodes publiées — balise meta, fichier HTML par FTP, ou plugin WordPress maison avec clé publique et clé secrète. Ce plugin ne sert qu’à la preuve : la publication reste manuelle, et l’éditeur revient renseigner l’URL publiée.
Les critères d’admission ne sont pas chiffrés. L’opérateur dit inspecter « en termes de metrics, en termes de thématique, en termes de design, etc. », sans définir aucun de ces termes ni fixer de seuil.
Sur les commandes, une asymétrie mérite d’être relevée : la FAQ éditeur décrit la notification par mail « dans les minutes qui suivent », la messagerie interne avec l’annonceur, la publication et la validation — mais elle ne mentionne nulle part la possibilité de refuser une commande. Elle mentionne en revanche une sanction : proposer à l’annonceur de contourner la plateforme expose au bannissement du compte éditeur.
Sur le lien lui-même, le silence est complet. Ni dofollow, ni nofollow, ni sponsored n’apparaissent dans la FAQ éditeur ou les conditions ; aucune mention « article sponsorisé » n’est exigée. La seule contrainte de durée est vendue à l’acheteur — « nous nous engageons à ce que le lien soit valable minimum 2 ans » — sans qu’aucune sanction éditeur ne soit publiée en cas de retrait anticipé. L’engagement existe donc commercialement sans exister contractuellement du côté du vendeur.
Un dernier mécanisme mérite l’attention : si un article ne s’indexe pas, la plateforme intervient à ses frais — médias ajoutés, mise en page refaite, titre changé, passage en Search Console — puis, au bout de quatre semaines d’échec, réécrit l’article sur un autre site. Une commande peut donc quitter votre domaine après y avoir été publiée.
Encaisser : lisible, mais lent et conditionné
C’est la partie la mieux tenue du dispositif, et elle est administrativement plus simple que chez la plupart des concurrents.
| Point | Ce qui est publié (relevés du 29 août et du 4 octobre 2026) |
|---|---|
| Crédit du solde | 30 jours après le postage de l’article |
| Fenêtres de paiement | deux par mois, « aux environs du 1ᵉʳ et du 16 » |
| Nombre de paiements | une seule facture, donc un seul versement, par mois |
| Facturation | auto-facturation par la plateforme depuis le 1ᵉʳ avril 2025 |
| Prérequis | statut juridique et numéro de SIRET, « et plus selon votre statut » |
| Minimum de retrait | 100 € par demande de paiement |
| Frais de retrait | 15 % du montant retiré, pour les commandes passées à partir du 12 octobre 2026 |
| Moyen de versement | non publié |
| Alternative | conversion en crédits, avec un bonus dont le montant n’est pas publié |
L’auto-facturation est un vrai confort : la plateforme émet la facture au nom du vendeur et la règle. Elle ne dispense pas du statut — le SIRET reste le ticket d’entrée, et les obligations qui vont avec sont traitées dans notre dossier sur la facturation et la déclaration de la vente de liens.
Le rythme, lui, est plus lent qu’il n’y paraît. Trente jours de latence, puis l’attente de la prochaine fenêtre, puis un seul versement mensuel : un lien vendu le 20 d’un mois est crédité vers le 20 du suivant, et donc payable au tour d’après. Il faut le budgéter comme un délai de deux mois, pas comme un délai de trente jours.
L’état de ce qui est vérifiable sans compte
| Ce qu’un vendeur veut savoir | Publié ? | Ce qu’on lit (29 août et 4 octobre 2026) |
|---|---|---|
| Qui fixe le prix | Oui, selon le produit | l’éditeur pour un article, l’algorithme pour une page positionnée |
| Ce que garde la plateforme | Oui | 5 % à la vente, 15 % au retrait, dès le 12 octobre 2026 |
| Frais payés par l’annonceur | Oui, en fourchette | « de 20 % à 50 % du prix payé hors rédaction », sans règle publiée |
| Critères d’admission | Non | « metrics », « thématique », « design », sans seuil |
| Délai de mise en vente | Oui, sans garantie | « entre 24 h et plusieurs mois » |
| Priorité au catalogue | Oui, et contre l’éditeur | « nous privilégions la visibilité de nos propres sites » |
| Attribut du lien | Non | ni dofollow, ni nofollow, ni sponsored |
| Mention publicitaire | Non | aucune exigence publiée |
| Droit de refuser une commande | Non | jamais mentionné |
| Durée de maintien | Oui, côté acheteur | 2 ans, sans sanction éditeur publiée |
| Quand je suis payé | Oui | J+30, puis le 1ᵉʳ ou le 16 |
| Minimum de retrait | Oui | 100 € par demande de paiement |
Ce que ça change pour un site monté pour vendre
Trois décisions se prennent avec ces éléments.
Choisir le produit. Les pages déjà positionnées se vendent tout de suite et touchent environ 70 % des clients selon l’opérateur, sans attendre l’activation du site au catalogue public. Les articles neufs, eux, dépendent d’un arbitrage qui ne vous est pas favorable. Pour un site qui entre, c’est le premier levier — au prix de modifier des URL qui rankaient déjà.
Chiffrer au net retiré. À partir du 12 octobre 2026, un gain saisi de 100 € se traduit par 80,75 € versés. C’est ce chiffre, et non le prix affiché, qui entre dans un plan de monétisation multi-plateformes, avec deux mois de délai entre la vente et l’encaissement.
Ne pas dépendre de l’activation. Un site dont la thématique existe déjà dans le réseau interne peut rester des mois sans commande d’article. Ce n’est pas un défaut du site : c’est une politique de vitrine, écrite et assumée.
Ce que cette page ne prétend pas être
Nous n’avons pas inscrit de site, pas vendu de lien, pas déclenché de paiement chez cet opérateur. Il n’y a donc ici ni note, ni classement, ni recommandation, et aucun chiffre qui ne vienne de ses propres pages, relevées le 29 août 2026 et relues le 4 octobre 2026.
Deux limites doivent être dites clairement. La première : la première version de ce relevé, du 29 août 2026, présentait les frais annonceur comme un prélèvement sur l’éditeur ; elle a été corrigée le 4 octobre 2026. La seconde : ce qui n’est pas publié — la règle des frais annonceur, le moyen de versement, le bonus de conversion, le sort d’un lien retiré — le reste, et aucune déduction ne remplacera un document. Un opérateur décrit ici peut demander une correction par la page contact : elle est intégrée et datée.
Questions fréquentes
Quelle commission Linksgarden prélève-t-elle à un éditeur ?
Pour les commandes passées à partir du 12 octobre 2026, 5 % du prix de vente conseillé à la vente, puis 15 % du montant retiré. L'exemple publié par l'opérateur : 100 € de prix conseillé donnent 95 € de gain, puis 80,75 € versés au retrait. Les frais de 20 à 50 % que cite la même FAQ sont payés par l'annonceur, en plus du prix.
Linksgarden vend-elle ses propres sites en concurrence des éditeurs ?
Oui, et elle le publie. La FAQ annonceur signale que « certains sites du réseau privé […] sont directement opérés par Linksgarden, et identifiés par un éclair jaune dans le catalogue ». La FAQ éditeur est plus explicite encore : « Sur le catalogue public, nous privilégions la visibilité de nos propres sites. » Un site tiers y est donc mis en avant après ceux de l'opérateur.
Quand est-on payé par Linksgarden ?
Le solde n'est crédité que trente jours après la vente : « Suite à la vente d'un lien, il y a un délai de 30 jours avant que votre compte ne soit crédité. » Les versements ont lieu deux fois par mois, « aux environs du 1ᵉʳ et du 16 », avec une seule facture donc un seul paiement possible par mois. Le minimum d'une demande de paiement est de 100 € selon la FAQ relue le 4 octobre 2026 ; le moyen de versement n'est pas publié.
Faut-il un SIRET pour vendre des liens sur Linksgarden ?
Oui pour être payé. La page « informations éditeur » demande le statut juridique et le numéro de SIRET, « et plus selon votre statut », à compléter avant toute demande de paiement. Les vendeurs hors de France doivent sélectionner « autres ». Depuis le 1er avril 2025, la plateforme génère elle-même la facture au nom de l'éditeur.
Combien de temps faut-il pour qu'un site soit mis en vente ?
Entre vingt-quatre heures et plusieurs mois, sans garantie. La FAQ éditeur avertissait : « Il n'y a pas de certitude quant à l'activation de votre site pour la vente sur notre plateforme publique pour les articles sponsorisés normaux. » La vente de pages déjà positionnées démarre en revanche immédiatement, et touche environ 70 % des clients selon le même document.
Sources et méthode
- https://www.linksgarden.com/faq-editeur/ — FAQ Éditeur, relevée le 29 août 2026 puis relue le 4 octobre 2026 (barème du 12 octobre 2026, minimum de paiement, frais annonceur).
- https://www.linksgarden.com/faq/ — FAQ Annonceur, consultée le 29 août 2026.
- https://www.linksgarden.com/conditions-generales-de-services/ — conditions générales de services, consultées le 29 août 2026.
- https://www.linksgarden.com/mentions-legales/ — identification de l'éditeur du site, consultées le 29 août 2026.
- https://www.linksgarden.com/ — accueil et navigation principale, consultés le 29 août 2026.
- https://linksgarden.fr/ — testé le 29 août 2026 : le domaine ne résout pas.
- Méthode : aucune inscription, aucun compte, aucune commande, aucun paiement. Uniquement des pages publiques, lues et datées. Ce qui n'y figure pas est signalé comme non publié plutôt que déduit.