En bref

  • Sur 219 sites d'un catalogue de vente de liens passés au crawl, la médiane est de 753 articles, avec un premier quartile à 309 et un troisième à 4 446.
  • La thématique décide plus que tout : 257 articles en médiane sur les sites Animaux, 390 en Maison, contre 2 575 en Business et 5 933 en Cinéma-TV.
  • Seuls 7 % des sites référencés publient moins de 100 articles — et ces quinze-là se vendent à une médiane de 158 €, contre 91 € pour tous les autres.
  • Le volume d'articles achète du trafic, pas du prix. C'est une raison de publier, ce n'est pas un argument de vente.

La question revient à chaque montage de site, et elle reçoit toujours la même réponse molle : « quand le site est prêt ». Le relevé de crawl que nous tenons sur le catalogue permet de répondre autrement — avec des chiffres, et avec une surprise à la clé.

Sur 219 sites référencés et crawlés le 9 août 2026, la médiane s’établit à 753 articles. Mais cette médiane ne sert à rien telle quelle, et voici pourquoi.

La distribution, avant la moyenne

Le premier quartile est à 309 articles, le troisième à 4 446. Autrement dit : un quart des sites vendus publient moins de trois cents articles, un quart en publient plus de quatre mille. Entre les deux, l’écart est d’un facteur quatorze.

Ce qu’on regardeValeur relevée
Médiane, tous sites753 articles
Premier quartile309 articles
Troisième quartile4 446 articles
Sites de moins de 100 articles15 sur 219, soit 7 %
Sites de moins de 200 articles31 sur 219, soit 14 %
Sites de moins de 500 articles88 sur 219, soit 40 %

Retenez surtout la dernière ligne : quatre sites vendus sur dix publient moins de cinq cents articles. Le catalogue n’est pas peuplé que de médias.

La thématique décide, pas le compteur

C’est le résultat central du relevé, et il change la façon de cadrer un site avant de le lancer.

ThématiqueMédiane d’articlesPrix médian
Animaux25775 €
Maison39080 €
Santé-Bien-être40788 €
Transport-Logistique41574 €
Cuisine43577 €
Auto-Moto463103 €
Immobilier54175 €
Voyage-Tourisme701212 €
Politique-Actualité1 93172 €
Business-Entreprise2 576106 €
Jeux d’argent4 199174 €
Cinéma-TV5 934215 €

L’écart va de 257 à 5 934, soit un facteur vingt-trois entre la thématique la plus économe et la plus gourmande. Un site Animaux entre dans la norme de sa catégorie avec 250 articles. Un site Cinéma-TV avec 250 articles est un nain au milieu de géants — non parce qu’il est mal fait, mais parce que le champ éditorial de sa thématique est immense et que ses concurrents publient à la chaîne.

La conséquence pratique est une règle de cadrage : le volume à atteindre est celui de sa thématique, pas celui du catalogue. Les thématiques éditorialement denses — actualité, divertissement, jeux — demandent un investissement de contenu que la plupart des éditeurs indépendants ne peuvent pas tenir. C’est un critère de choix de niche au moins aussi important que la concurrence SEO, et il rejoint ce que nous détaillons dans saturation d’un catalogue et concurrence SEO.

Le résultat qui dérange : les petits se vendent plus cher

Voici le chiffre auquel on ne s’attend pas.

  • Les 15 sites de moins de 100 articles affichent un prix de catalogue médian de 158 €.
  • Les 203 autres affichent une médiane de 91 €.

Les petits sites se vendent donc près du double des gros. Ce n’est évidemment pas parce qu’ils sont petits. C’est parce que le prix ne se fixe pas sur le volume produit mais sur la demande d’annonceurs dans la niche — et que les petits sites du relevé sont surreprésentés dans des thématiques chères, où un article suffit à être pertinent.

Le trafic, lui, suit bien le volume : 3 855 visites médianes pour les sites de moins de cent articles, 14 556 pour les autres. Le volume achète donc du trafic, et le trafic achète de la crédibilité auprès de l’acheteur — mais pas directement du prix. La distinction est développée dans la rentabilité d’un site.

Ce que le compteur ne mesure pas

Le relevé permet aussi de voir à quoi ressemblent, concrètement, les plus petits sites vendus. Deux exemples parmi les quinze, anonymisés :

  • 53 articles, vendu 223 €, mesuré à 4 visites estimées par mois.
  • 53 articles, vendu 194 €, trafic estimé nul.

Ces sites existent, ils sont au catalogue, et ils affichent un prix supérieur à la médiane générale. Ils illustrent parfaitement ce que le nombre d’articles ne dit pas : un site peut être vendable sans être lu. C’est une réalité du marché, ce n’est pas un modèle à copier — un site sans trafic se dévalorise mécaniquement dès que l’acheteur regarde autre chose que le prix, et il ne résiste pas à une mise à jour d’algorithme.

Ce qu’un acheteur regarde vraiment, dans l’ordre :

  1. Les positions, c’est-à-dire des pages réellement classées sur des requêtes de sa thématique.
  2. La pertinence thématique de la page qui portera son lien.
  3. La densité de liens sortants commerciaux déjà en place — sur le relevé, la médiane est de 0,2 lien sortant par article contrôlé, et 20 % des articles échantillonnés portent un lien commercial. Un site nettement au-dessus se repère immédiatement.
  4. L’ancienneté : l’âge médian des sites du relevé est d’environ deux ans et demi.

Le seuil utile, en pratique

Le relevé ne fait apparaître aucun palier magique, mais il permet de poser trois repères de travail.

Le seuil de présentabilité — celui à partir duquel une plateforme accepte le site — dépend surtout des positions acquises, et il s’atteint le plus souvent entre 40 et 80 articles bien ciblés dans une thématique étroite. C’est l’objet de notre définition du seuil de présentabilité.

Le seuil de normalité thématique est celui du tableau ci-dessus : c’est à ce volume que le site cesse d’être un nouveau venu dans sa catégorie.

Le seuil de confort, enfin, est celui où l’on peut placer un lien sans déséquilibrer une page : avec 0,2 lien sortant par article en médiane sur le marché, cent articles autorisent une vingtaine de liens vendus sans sortir de la norme observée.

La conclusion tient en une phrase, et elle est contre-intuitive pour qui compte ses publications : au-delà du seuil de présentabilité, il est plus rentable de reprendre les pages qui décrochent que d’en ajouter de nouvelles. C’est ce que nous développons dans notre section Le contenu — et c’est ce que confirme, en creux, un catalogue où les sites les plus fournis ne sont pas les mieux payés.

Questions fréquentes

Combien d'articles faut-il pour commencer à vendre des liens ?

Le relevé ne fait apparaître aucun seuil magique : des sites de cinquante à quatre-vingts articles figurent au catalogue et se vendent. Ce qui compte n'est pas le compteur mais la couverture : un site doit traiter son sujet assez complètement pour qu'un acheteur trouve une page pertinente pour son lien, et pour que Google lui reconnaisse un domaine de compétence. Selon la thématique, cela peut demander quarante articles ou quatre cents.

Un gros site se vend-il plus cher ?

Pas au sens du nombre d'articles. Sur les sites relevés, ceux qui comptent moins de cent articles affichent un prix médian de 158 €, contre 91 € pour ceux qui en comptent davantage. La corrélation existe en revanche avec le trafic et avec la thématique : c'est la demande des annonceurs dans une niche, pas la taille du site, qui fixe le prix.

Faut-il publier beaucoup avant de se référencer sur une plateforme ?

Il faut surtout être présentable : des pages qui rankent, un maillage cohérent, aucune page vide, et une thématique lisible en deux minutes. Une plateforme regarde ce qu'elle peut vendre, pas ce que vous avez produit. Un site de cent articles bien positionnés passe là où un site de quatre cents articles sans trafic est refusé.

Le nombre d'articles compte-t-il pour Google ?

Indirectement. Ce n'est pas le compteur qui pèse, c'est la couverture thématique : le nombre de requêtes réellement traitées, la profondeur des pages et leur maillage. Quarante articles qui couvrent tout un sujet valent mieux que quatre cents qui paraphrasent le même angle — et le second cas expose en plus à la cannibalisation entre ses propres pages.

Sources et méthode

  • Relevé de crawl du 9 août 2026 sur 219 sites d'un catalogue de vente de liens : nombre d'articles estimé, prix de catalogue, trafic estimé, domaines référents.
  • Les médianes sont calculées par thématique déclarée du catalogue, une même propriété pouvant relever de plusieurs thématiques.