En bref
- Deux demandes se confondent tout le temps : celle des lecteurs, qui fait le trafic, et celle des annonceurs, qui fait le revenu. Seule la seconde vous paie.
- La demande d'annonceurs se mesure en comptant les liens sortants commerciaux dans le corps des articles récents des concurrents, sur une fenêtre de quatre-vingt-dix jours.
- Sur 375 sites mesurés en août 2026, 130 — soit 34,7 % — ne portaient aucun lien commercial sur dix articles examinés.
- Le prix demandé dans une thématique ne prédit pas la fréquence de vente : la corrélation de rang entre les deux est de 0,04.
- Une thématique où plus de la moitié des sites bien classés sont à zéro demande cher et vend peu : c'est un signal d'élimination.
Un catalogue de vente de liens est une vitrine d’offres. Il ne dit rien de la demande. Pour savoir si des acheteurs achètent réellement dans une thématique, il faut aller voir ce que les concurrents ont publié, pas ce qu’ils affichent.
Ce dossier donne le protocole. Il est entièrement faisable à la main, avec un navigateur, en une demi-journée pour une thématique. Il produit un chiffre qui vaut mieux que tous les prix médians du marché : la part des articles récents qui portent un lien vendu.
Deux demandes qui n’ont rien à voir
Le mot « demande » recouvre deux réalités que le métier confond en permanence, et c’est de loin la première cause de mauvais choix de niche.
La demande de recherche
C’est celle des lecteurs : le nombre de personnes qui tapent une requête chaque mois. Elle se mesure avec les outils habituels de recherche de mots-clés, et c’est ce que la plupart des guides appellent « étudier une niche ».
Elle détermine votre plafond de trafic. Et le trafic sert à deux choses : rendre le site crédible aux yeux d’un acheteur, et faire tenir vos positions. Rien de plus.
La demande d’annonceurs
C’est celle des acheteurs de liens : le nombre d’entreprises qui, ce trimestre, ont payé pour un emplacement dans votre thématique. Elle détermine votre revenu, et elle n’a aucun rapport mécanique avec la première.
Personne ne la publie, parce que personne n’a intérêt à la publier. Une place de marché vit du nombre de vendeurs inscrits ; elle communique donc sur la profondeur de son catalogue, jamais sur le taux de vendeurs qui ne vendent pas.
Il n’existe qu’une façon de la mesurer de l’extérieur : compter les liens déjà posés.
La sonde des quatre-vingt-dix jours
Le principe est simple. Un lien vendu laisse une trace publique : il est dans un article, en ligne, indexé. Il suffit de savoir où regarder et quoi ne pas compter.
Le protocole, étape par étape
1. Constituer la liste des concurrents. Une douzaine de sites bien classés dans la thématique visée suffit. On les trouve dans un catalogue de vente de liens, ou simplement dans les résultats de recherche sur les requêtes clés du secteur.
2. Trouver le sitemap. L’adresse habituelle est /sitemap.xml, parfois /sitemap_index.xml, parfois indiquée dans le fichier /robots.txt. Un site qui n’expose aucun sitemap se traite à la main depuis sa page d’accueil et ses pages de rubrique.
3. Isoler les quatre-vingt-dix derniers jours. Le sitemap donne une date de dernière modification par URL. On garde les articles publiés ou modifiés sur la fenêtre. Objectif : dix articles par site, ce qui suffit pour classer une thématique.
4. Retirer ce qui n’est pas le corps de l’article. C’est l’étape que tout le monde rate. Un menu de navigation, un pied de page, une colonne latérale et un bandeau de consentement contiennent des dizaines de liens sortants qui ne sont pas des ventes. Si vous travaillez à l’œil, ne regardez que les liens situés dans les paragraphes.
5. Ne garder que les domaines commerciaux tiers. On écarte tout ce qui ne peut pas être un lien vendu — la liste exacte est plus bas.
6. Compter. Le résultat est une fraction : nombre d’articles porteurs d’au moins un lien commercial, sur nombre d’articles examinés. C’est le taux de monétisation du site. La médiane des taux de vos douze concurrents est la mesure de la thématique.
Ce qu’on exclut, et pourquoi
Un lien sortant n’est pas une vente dès qu’il pointe vers un domaine qu’un article de fond a des raisons légitimes de citer. Quatre familles :
| Famille | Exemples de nature | Pourquoi ce n’est pas une vente |
|---|---|---|
| Institutionnel et officiel | administrations, sécurité sociale, organismes de régulation, domaines publics de l’État | Source de référence, jamais achetée |
| Encyclopédique et académique | encyclopédies collaboratives, portails de publications scientifiques, domaines universitaires | Citation de source |
| Réseaux sociaux et vidéo | plateformes sociales, hébergeurs de vidéo, messageries | Partage, intégration de contenu |
| Briques techniques | bandeaux de consentement, réseaux de diffusion de contenu, polices, outils d’édition | Dépendance technique du site |
Tout le reste — un site marchand, une agence, un comparateur, un service payant — est un candidat. Reste à écarter les faux positifs, et il y en a.
Les trois faux positifs à connaître
La source marchande légitime. Un article sur l’entretien d’un vélo peut citer le fabricant d’un composant. C’est cohérent avec le propos. On regarde si le lien sert l’argument ou s’il est plaqué.
Le partenariat non payé. Échanges de liens, réseaux d’amis, citations réciproques. Indice : le lien revient sur plusieurs articles, mais le domaine cible est éditorial, pas marchand.
L’outil réellement utilisé. Un article de méthode qui pointe vers l’outil décrit. Indice : le lien est unique et argumenté sur plusieurs phrases.
Le meilleur discriminant reste la cohérence thématique. Un article sur les races de chiens qui pointe vers un cabinet d’avocats en droit du travail, sur une ancre exacte, en lien suivi : il n’y a rien à interpréter.
Ce que la sonde retient, à chaque étape
Relevé d'août 2026 · dix articles récents examinés par site, corps de texte uniquement · le taux de sites à zéro est un majorant, la sonde étant volontairement courte.
Ce que la sonde donne sur vingt-huit thématiques
Voici le résultat complet, trié par part médiane d’articles porteurs. La dernière colonne rappelle le prix demandé, pour que l’écart saute aux yeux.
| Thématique | Sites mesurés | Articles porteurs (médiane sur 10) | Sites à zéro | Sites à 5/10 ou plus | Prix médian demandé |
|---|---|---|---|---|---|
| Geek et jeux vidéo | 11 | 5,0 / 10 | 9 % | 55 % | 150 € |
| Art et culture | 12 | 5,0 / 10 | 17 % | 50 % | 149 € |
| Généralistes | 13 | 5,0 / 10 | 46 % | 54 % | 117 € |
| Énergie et ressources | 15 | 3,0 / 10 | 20 % | 27 % | 60 € |
| Immobilier | 15 | 3,0 / 10 | 20 % | 27 % | 75 € |
| Finance et assurance | 13 | 3,0 / 10 | 23 % | 38 % | 110 € |
| Religion et spiritualité | 12 | 3,0 / 10 | 25 % | 33 % | 88 € |
| Parents et bébés | 12 | 3,0 / 10 | 33 % | 50 % | 120 € |
| Animaux | 14 | 2,5 / 10 | 7 % | 29 % | 75 € |
| Sport | 14 | 2,5 / 10 | 29 % | 29 % | 131 € |
| Voyage et tourisme | 14 | 2,0 / 10 | 14 % | 36 % | 210 € |
| Médias et communication | 14 | 2,0 / 10 | 29 % | 29 % | 189 € |
| Jardinage et agriculture | 13 | 2,0 / 10 | 31 % | 15 % | 84 € |
| Éducation et emploi | 10 | 2,0 / 10 | 40 % | 40 % | 210 € |
| Jeux d’argent | 14 | 2,0 / 10 | 43 % | 36 % | 169 € |
| Politique | 13 | 2,0 / 10 | 46 % | 31 % | 75 € |
| Actualité et divers | 14 | 1,5 / 10 | 36 % | 36 % | 110 € |
| Cinéma et télévision | 14 | 1,5 / 10 | 36 % | 36 % | 205 € |
| Santé et bien-être | 14 | 1,5 / 10 | 36 % | 14 % | 95 € |
| High-tech et informatique | 12 | 1,5 / 10 | 42 % | 33 % | 89 € |
| Business et entreprise | 14 | 1,5 / 10 | 43 % | 29 % | 121 € |
| Maison | 14 | 1,5 / 10 | 43 % | 7 % | 75 € |
| Loisirs | 13 | 1,0 / 10 | 38 % | 15 % | 250 € |
| Adulte et rencontre | 12 | 1,0 / 10 | 42 % | 8 % | 45 € |
| Mode, beauté, lifestyle | 15 | 1,0 / 10 | 47 % | 20 % | 110 € |
| Cuisine | 15 | 0,0 / 10 | 53 % | 13 % | 77 € |
| Transport et logistique | 15 | 0,0 / 10 | 53 % | 7 % | 74 € |
| Auto et moto | 14 | 0,0 / 10 | 64 % | 7 % | 188 € |
Relevé d’août 2026. « Sites mesurés » est inférieur à quinze quand certains sites n’avaient pas dix articles exploitables sur la fenêtre.
Trois profils de thématique
Ce tableau range les thématiques en trois familles, et c’est la lecture qui sert à décider.
Les thématiques qui vendent. Geek et jeux vidéo, art et culture, généralistes : médiane à cinq articles porteurs sur dix, et plus de la moitié des sites au-dessus de ce seuil. Ici, la demande d’annonceurs est démontrée. L’art et la culture est le meilleur profil du relevé, parce qu’il combine ce taux avec un prix correct et un besoin de trafic faible.
Les thématiques moyennes. Énergie, finance, immobilier, parents, spiritualité, animaux, sport : deux à trois articles porteurs sur dix. La demande existe, sans être abondante. C’est le régime normal du marché.
Les thématiques qui demandent cher et vendent peu. Automobile, cuisine, transport : médiane à zéro, plus de la moitié des sites sans aucun lien commercial détecté. L’automobile est le cas d’école : sixième prix médian du relevé à 188 €, et 64 % de ses sites à zéro.
Le résultat le plus important du tableau
Le prix demandé ne prédit pas la fréquence de vente. La corrélation de rang entre les deux colonnes est de 0,04, c’est-à-dire nulle.
Cela veut dire, très concrètement, que l’ordre de préférence donné par un tableau de prix — celui que tout le monde publie — n’a aucun rapport avec l’ordre de préférence donné par les ventes réelles. Choisir une thématique sur son prix médian revient à tirer au sort sur la seule variable qui décide de votre revenu.
La cadence de publication, second signal
Un site qui vend des emplacements doit produire des pages où les poser. La cadence de publication de la concurrence est donc un indicateur indirect de demande — et un indicateur du travail à fournir.
Sur les sites relevés :
- La médiane est de 32 publications par mois, soit à peu près une par jour.
- Sur les quatre-vingt-dix derniers jours, la médiane est de 126 articles publiés.
- Seulement 20 sites sur 359 n’avaient rien publié depuis plus de trois mois.
Ce dernier chiffre est le plus parlant. Le haut de classement d’une place de marché est presque intégralement composé de sites actifs. Un site à l’arrêt sort du classement, donc du marché.
Attention toutefois à la lecture : une cadence élevée n’est pas en soi un signe de demande forte. La corrélation de rang entre la cadence médiane d’une thématique et son prix médian est de 0,11 — nulle, là encore. La cadence mesure le coût d’entretien, pas le revenu. Le détail par thématique est dans le dossier Analyser la concurrence.
Automatiser la sonde, et les pièges de l’automatisation
À la main, une thématique prend une demi-journée. Sur vingt-huit thématiques, il faut un script. Cinq écueils reviennent, et chacun fausse le résultat dans le même sens : vers le bas.
Le corps de l’article mal découpé. Si l’on compte tous les liens de la page, on compte le menu, le pied de page et la colonne latérale. Le taux explose et ne mesure plus rien. Il faut retirer les blocs de navigation, d’en-tête, de pied de page, de formulaire et de script avant d’extraire les liens.
La liste d’exclusion trop courte. Sans liste, les bandeaux de consentement, les réseaux de diffusion de contenu et les polices distantes sont comptés comme des ventes. Une liste d’une cinquantaine de motifs suffit à nettoyer l’essentiel, et elle se complète à l’usage.
Les redirections et les raccourcisseurs. Un lien commercial passe souvent par une redirection interne. On suit la redirection avant de juger du domaine cible, sinon on classe la vente en lien interne.
La date du sitemap. Beaucoup de sites remettent à jour la date de dernière modification de toutes leurs URL en même temps, par exemple à chaque changement de gabarit. La fenêtre de quatre-vingt-dix jours devient alors inutilisable, et il faut se rabattre sur les dates affichées dans les articles.
La politesse technique. Un site qui reçoit cent requêtes en dix secondes répond en erreur, et l’on conclut à tort qu’il est mort. Neuf domaines de notre relevé étaient réellement hors service ; deux ont simplement refusé le rythme. Un délai entre deux requêtes et un nombre de connexions simultanées modeste évitent de confondre les deux.
Une lecture complète, sur un exemple
Supposons une thématique candidate à 130 € de prix médian. Vous relevez douze concurrents et vous obtenez : quatre sites à zéro, cinq entre un et trois articles porteurs sur dix, trois au-dessus de cinq sur dix.
La médiane est à deux articles sur dix, la part de sites à zéro est de 33 %. Que faut-il en conclure ?
Que la thématique vend, sans être abondante, et qu’elle est comparable au régime moyen du marché. Le tiers de sites à zéro n’est pas alarmant : c’est le taux global du relevé. Le signal d’élimination serait au-dessus de la moitié.
Que le plan de contenu doit viser beaucoup d’emplacements. À deux articles porteurs sur dix, il faut cent pages pour espérer vingt emplacements actifs, et c’est ce chiffre-là qu’il faut mettre dans le calcul de rentabilité, pas le prix médian multiplié par le nombre total de pages.
Que trois sites à plus de cinq sur dix méritent un examen à part. Ce sont eux qui montrent le plafond de la thématique : leur structure de contenu, leurs rubriques et le type d’annonceur qui les choisit valent une heure d’observation.
Mesurer la demande de recherche, côté lecteur
Elle passe en second, mais elle ne se saute pas : sans trafic, un site ne rassure aucun acheteur et ne tient pas ses positions.
L’erreur de partir des volumes
L’approche habituelle consiste à chercher les requêtes à fort volume dans la thématique et à écrire dessus. Sur un site neuf, c’est le plus sûr moyen de ne rien capter pendant un an : ces requêtes sont tenues par des sites installés depuis des années.
L’approche qui marche part de l’inverse : les requêtes que personne ne traite correctement. Elles ont un volume faible, elles s’additionnent, et elles se prennent en quelques semaines.
Le test des vingt requêtes
Un protocole manuel, gratuit, et plus informatif qu’un outil.
Écrivez vingt questions qu’un lecteur de la thématique se pose réellement. Pas des mots-clés : des questions, formulées comme on parle. Tapez-les une par une dans un moteur de recherche et notez, pour chacune, trois choses.
Qui répond ? Un site spécialisé, un média national, un marchand, un forum ? Un premier écran occupé par des médias nationaux ferme la requête ; un premier écran occupé par des forums et des pages hors sujet l’ouvre.
La réponse est-elle bonne ? Ouvrez les trois premiers résultats. Si aucun ne répond précisément à la question, la place est libre même si le volume paraît faible.
Y a-t-il une intention commerciale derrière ? Un lecteur qui se pose cette question va-t-il finir par acheter quelque chose ? Si oui, il existe un annonceur pour cette page, et donc un acheteur potentiel de lien.
Sur vingt requêtes, si dix sont mal traitées et cinq ont une intention commerciale claire, vous avez un point d’entrée. Le dossier Les niches qui se vendent donne le versant prix de la même décision.
Cinq faux signaux, et ce qu’ils valent vraiment
Ils reviennent tous dans les discussions de choix de niche.
« Le catalogue est profond, donc la thématique marche. » Non. Un catalogue profond mesure le nombre de vendeurs, donc la concurrence sur l’offre. Il peut coexister avec une demande faible : c’est le pire des cas.
« Le prix affiché est élevé, donc c’est rentable. » Non. Voir l’automobile, sixième prix du relevé et 64 % de sites à zéro.
« Cette thématique est en forte demande cette semaine. » Ces mentions sur les places de marché mesurent des consultations de fiches, pas des transactions. On ne sait pas ce qu’elles comptent, donc on ne s’en sert pas.
« Les concurrents ont beaucoup de domaines référents, donc il y a de l’argent. » Les domaines référents mesurent la réputation du site, pas la demande pour ses emplacements. Cela dit, c’est le seul indicateur de notoriété qui bouge dans le même sens que le prix — à surveiller pour d’autres raisons.
« Il n’y a presque personne sur cette thématique, c’est une opportunité. » Parfois. Souvent, c’est un désert commercial : peu de sites parce que peu d’acheteurs. La sonde tranche en une demi-journée.
Ce que la sonde ne dit pas
Trois limites à garder en tête avant d’agir sur ces chiffres.
Elle ne donne pas de prix. Un lien détecté est un lien vendu, mais on ne sait pas à combien. La sonde mesure une fréquence, pas un montant. Il faut la croiser avec un relevé de prix.
Elle sous-estime toujours. Dix articles, quatre-vingt-dix jours : un vendeur occasionnel passe sous le radar. Tous les taux publiés ici sont des minorants de la vente.
Elle ne dit rien de la durée. Une thématique qui vend beaucoup aujourd’hui peut se refermer, notamment si les moteurs y dévaluent les liens commerciaux. La sonde décrit un état, pas une tendance — sauf si on la refait deux fois à six mois d’intervalle, ce qui est le seul vrai usage avancé de la méthode.
Le protocole en cinq lignes
À appliquer avant tout achat de domaine.
- Douze concurrents bien classés dans la thématique visée.
- Dix articles récents chacun, publiés dans les quatre-vingt-dix derniers jours.
- Liens sortants du corps de l’article seulement, listes d’exclusion appliquées.
- Taux par site, puis médiane et part de sites à zéro pour la thématique.
- Éliminer si plus de la moitié des sites sont à zéro. Poursuivre sinon, avec la page de section Étude de marché pour la suite.
Une dernière remarque, qui explique pourquoi cette sonde se refait à trois mois de vie du site. La demande d’annonceurs ne s’adresse qu’aux sites qu’elle peut évaluer : le dossier sur les quatre-vingt-dix premiers jours montre que sur les sites de moins d’un an déjà bien classés, 21 sur 54 ne portaient encore aucun lien commercial. Mesurer la demande d’une thématique et être en état de la capter sont deux étapes séparées par des mois.
Questions fréquentes
Comment savoir si un site vend vraiment des liens ?
En ouvrant ses articles récents et en regardant les liens sortants placés dans le corps du texte, hors menu, en-tête, pied de page et colonne latérale. Un lien suivi vers un site marchand sans rapport avec le sujet de l'article est presque toujours un emplacement vendu. Sur une dizaine d'articles, la proportion obtenue donne une bonne indication.
Pourquoi ne pas se fier au nombre de sites listés dans une thématique ?
Parce qu'un catalogue mesure l'offre, pas la demande. Un vendeur peut rester listé pendant deux ans sans jamais vendre, et son annonce comptera pourtant dans le total. Sur notre relevé, la thématique la plus chère du marché compte 64 % de sites sans aucune vente détectée.
Quelle fenêtre de temps faut-il regarder ?
Quatre-vingt-dix jours. Plus court, on tombe sur des creux de publication et on conclut à tort à l'absence de ventes. Plus long, on remonte à une période où la politique commerciale du site pouvait être différente, et le résultat ne décrit plus la demande actuelle.
Un lien sortant peut-il être commercial sans avoir été vendu ?
Oui, et c'est la principale source de faux positifs. Une citation de source marchande, un partenariat non payé, un lien vers un outil réellement utilisé dans l'article : tous ressemblent à un lien vendu. On les écarte en regardant la cohérence entre le lien et le propos, et en vérifiant si le même site revient plusieurs fois sur des articles sans rapport entre eux.
La demande de recherche compte-t-elle encore ?
Oui, mais à la deuxième place. Elle détermine combien de trafic vous pourrez capter, donc votre crédibilité auprès des acheteurs. Elle ne détermine pas votre prix unitaire, qui dépend de la thématique et du pouvoir d'achat de ses annonceurs.
Sources et méthode
- Exploration directe, en août 2026, des 420 domaines relevés sur une place de marché francophone de vente de liens : 409 répondaient, 375 ont pu être mesurés sur dix articles récents chacun.
- Sitemaps des mêmes domaines pour le volume de publication, la cadence et la date de dernière publication (359 domaines datables).